Cartes postales

Parce que le forum du club est sérieux !, il faut bien une place où l'on puisse raconter tout ce qui ne rentre pas directement dans les cases officielles. Le petit zinc du V8 est cet espace.

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Messagepar g.epplin » Mar Nov 17, 2020 12:19 pm

Une bien belle histoire, comme d'habitude, merci Philou :super:
Vendômemement
Gilbert
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Messagepar Chambord 94 » Mar Nov 17, 2020 12:32 pm

J'aime beaucoup cette carte de Villeneuve sur Lot

Le magasin avec les enseignes sur les cycles HURTU , et les motos MONET GOYON , c'est exceptionnel , sans oublier la plaque émaillées VEEDOL :shock:



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IMG_20201117_110511_resized_20201117_110756024 copie.jpg (93.57 Kio) Vu 207 fois
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Messagepar philou 33 » Mer Nov 18, 2020 10:04 am

Bonjour à tous ! Image


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Paris XVII rue Paul Adam

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Aujourd'hui

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Cette rue doit son nom à l'écrivain et critique d'art français Paul Adam (1862-1920).
L'avenue Paul-Adam est une voie située dans le 17e arrondissement de Paris. Elle débute au 148, boulevard Berthier et 5, rue de Senlis et se termine au 216, rue de Courcelles et 9, avenue Émile-et-Armand-Massard.

_________________________________________________________________________________________________

Une colonne Morris sur la place des Abbesses, en 1957. Créées en 1868 par l'imprimeur Gabriel Morris, ces édifices cylindriques servent de support pour l'affichage théâtral et cinématographique. Elles ont progressivement disparu des rues parisiennes.
Une photo de © Robert Doisneau.

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Aujourd'hui

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Son nom vient des abbesses présentes dans l'abbaye de Montmartre fondée par Louis le Gros en 1134. Certaines rues en contrebas, qui menaient à l'abbaye, dans les actuels 9e et 18e arrondissement, portent le nom des plus célèbres, comme Marguerite de Rochechouart, Louise-Emilie de la Tour d'Auvergne, Marie-Eléonore de Bellefond et Catherine de La Rochefoucauld.

:Philou:
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Messagepar philou 33 » Jeu Nov 19, 2020 9:39 am

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Saulieu

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Aujourd'hui

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Hôtel de la Poste

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Aujourd'hui

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Messagepar philou 33 » Jeu Nov 19, 2020 4:11 pm

Le nom de la localité est attesté sous les formes Siduon, puis Sidoloucumn au IIe siècle.

Il s'agit d'une forme composée gauloise, basée sur sedo (siège) et -leuca (variante de lugo) indiquant des "marécages". La ville est toujours située au milieu d'importantes étendues marécageuses.

Le territoire de la commune était habité dès l'époque gallo-romaine, sous le nom de Sidolocus (ou Sedelocus), comme en attestent des stèles gravées et tombes retrouvées sur les collines qui dominent l'actuelle commune, ainsi que la célèbre Table de Peutinger.

Saulieu, petite cité commerçante dispose au Moyen Âge d'un marché où se négocient les céréales (blé, orge, avoine, seigle, méteil) et il s'y tient deux foires annuelles10. Au XVIe siècle, elle est un centre important de tannage et pelleterie.

Relais Bernard Loiseau

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La Côte d'Or, appelé aujourd'hui Le Relais Bernard Loiseau, est un restaurant gastronomique de Saulieu, sur l'ancienne Nationale 6, en Bourgogne.

Il est successivement tenu par les chefs cuisiniers Alexandre Dumaine, Claude Verger, Bernard Loiseau puis Patrick Bertron, et noté deux étoiles par le Guide Michelin et 17/20 par le guide Gault et Millau.

Le bâtiment a été inscrit monument historique par arrêté du 4 octobre 2010.

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Messagepar philou 33 » Ven Nov 20, 2020 10:21 am

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Savenay (44)

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Avant

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Messagepar philou 33 » Ven Nov 20, 2020 11:48 am

Combat de Savenay

Comme toute la région, la ville est proche de la chouannerie et réfractaire à la levée en masse. Elle prend part à l'insurrection de mars 1793 : le 12 mars, 5 000 paysans s'emparent de la ville. Ils tuent ou blessent plusieurs gendarmes et mettent en fuite la garde nationale. Des patriotes sont molestés, le prêtre constitutionnel, un administrateur et deux douaniers sont lynchés.

Bataille de Savenay

Ayant échoué devant Granville en novembre 1793, puis au Mans le 10 décembre, l'armée vendéenne se replie sur Savenay. Les 6 à 7 000 personnes rescapées de la Virée de Galerne entrent dans la ville le 22 décembre 1793, sans coup férir. Dès le soir, un premier combat s'engage avec l'avant garde de l'armée républicaine, mais le brouillard met fin au combat. Kléber convainc les républicains d'attendre le lendemain. Au matin du 23 décembre 1793, les blancs prennent l'initiative du combat, pour briser l'encerclement, mais doivent reculer devant le nombre. Lyrot est tué. Les derniers combats ont lieu autour de l'abbaye de Blanche Couronne.

Commence alors la recherche des combattants, qui tourne vite au carnage. La Commission Bignon ordonne l’exécution de tous les combattants vendéens pris les armes à la main. Les exécutions commencèrent le soir même de la bataille et se déroulèrent pendant huit jours.

La bataille marque la fin de la virée de Galerne et met définitivement fin à "la menace" que représente la Vendée pour la République. Selon Georges Touchard-Lafosse, « La ville met longtemps à se remettre des destructions de cette bataille ».

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Messagepar philou 33 » Sam Nov 21, 2020 9:28 am

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Roquefort la Bédoule (13)

Avant

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Avant

Mairie
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Avant

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Aujourd'hui

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P.S. : les renseignements vont suivre
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Messagepar philou 33 » Sam Nov 21, 2020 2:54 pm

Vers 1837, commence une période industrielle grâce à la découverte de Benoit-Hippolyte de Villeneuve-Flayosc, Marquis de Trans qui, entouré des ingénieurs Tocchi et Roux, met au point un nouveau procédé de fabrication de chaux hydrauliques en poudre et de sur-cuisson du ciment.

Parallèlement, des carriers italiens sont appelés à Marseille pour participer à la construction de certains édifices comme la cathédrale de La Major. La pierre de Cassis, semblable à celle qu’ils travaillaient en Italie, les décida à rester au village pour l’exploiter. Le développement de nos industries attire ainsi une main-d’oeuvre essentiellement italienne mais aussi espagnole et arménienne. Cimentiers, maçons, carriers… s’installent à proximité des usines et des carrières au lieu-dit de la Bédoule.

A la fin du XIXème, une cinquantaine de carriers travaille la pierre avec passion malgré les difficultés de manipulation du matériau. Rapidement, le village se développe au carrefour des quatre chemins menant à Aubagne, La Ciotat, Cuges-Les Pins et Cassis, quartier devenant de plus en plus peuplé, actif et prospère. En raison de l’expansion du quartier de la Bédoule, il est procédé en 1885 au transfert de la mairie et des écoles du hameau de Roquefort vers la Bédoule.


Néanmoins, le hameau de Roquefort conserve son église et une mairie annexe. Une petite école y fonctionnera jusqu'au milieu du xxe siècle.

En 1895, débute la construction de la chapelle Sainte-Roseline qui deviendra en 1912 l'Eglise Sainte-Roseline.
C'est entre 1890 et 1920 que l'industrie de la chaux et du ciment atteint son apogée. Le hameau industriel (la Bédoule) prend irrésistiblement le pas sur le hameau agricole (Roquefort) si bien qu'en 1918, la commune devient ROQUEFORT-LA BEDOULE.

Vers les années 1930, les technologies modernes rendent caducs les procédés de fabrication.

Les usines ferment peu à peu. La population, recensée à 2 000 habitants en1900, s'élève à 1 120 habitants en 1946. L'activité du village redevient alors essentiellement agricole avec la culture de fruitiers et de la vigne principalement.


Aux côtés des cinq domaines viticoles, une coopérative agricole a ouvert ses portes en 1963 et rassemble les propriétaires viticoles.

À partir des années 1960, la commune connaît à nouveau un essor de population assez significatif puisque le nombre d'habitants passe d'environ 1 300 habitants en 1962 à plus de 3 000 en 1982. Depuis les années 1980, la population augmente régulièrement pour s'établir aujourd'hui à 5 480 habitants.
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Messagepar philou 33 » Dim Nov 22, 2020 10:17 am

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Ay Champagne

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Messagepar philou 33 » Dim Nov 22, 2020 10:41 am

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Qui se souvient de ces pompes Azur au super de couleur bleu ?

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Messagepar philou 33 » Dim Nov 22, 2020 12:51 pm

La mémoire rouge d'Ay-Champagne oubliée

Comme un « mauvais passé » qu'il ne faudrait pas déterrer : plus d'un siècle après une émeute révolutionnaire des vignerons, la mémoire rouge d'Aÿ-Champagne (Marne) peine à se frayer un chemin dans cette commune au cœur d'un vignoble aujourd'hui parmi les plus prestigieux du monde.

En 1911, les tensions s’accumulent dans le vignoble marnais entre vignerons pauvres et négociants richissimes. L’envol des ventes pousse les grandes maisons à élargir leur zone d’achat de raisins, de l’Aube jusqu’au Midi, déstabilisant un vignoble déjà malmené par trois mauvaises récoltes successives, des attaques parasitaires et la chute des revenus.

Dans la nuit du 11 au 12 avril 1911, la colère se transforme en émeute. A Aÿ, plusieurs milliers de vignerons dégradent, saccagent et parfois brûlent les maisons de négociants suspectés de s’approvisionner hors de Champagne. Il faudra l’arrivée de 15 000 soldats dans l’arrondissement d’Épernay pour ramener le calme.

Cet événement semble pourtant noyé par « une volonté d’oubli », note aujourd’hui Aurélie Melin, ethnographe et collecteuse de mémoire à l’Institut des vins de Champagne d’Aÿ. « Les enfants et les petits-enfants ont tenté de se débarrasser d’une histoire trop lourde, souvent jugée déshonorante. La destruction des souvenirs, des traces, des photos ou autres papiers brûlés concerne toutes les familles. On ne remue pas le mauvais passé ! » ajoute-t-elle.

Si le coup de sang du 11 au 12 avril 1911 demeure sous le boisseau de la mémoire collective, il n’en reste pourtant pas moins l’élément fondateur de deux piliers de la filière : la reconnaissance en 1927 de la zone d’appellation Champagne telle qu’on la connaît aujourd’hui et la nécessité du dialogue entre vignerons et négociants, formulée en 1941 par la création du Comité interprofessionnel des vins de Champagne.

Ce brassage des mondes trouve l’une de ses illustrations inattendues dans la quasi-cogestion de Moët-et-Chandon entre Robert-Jean de Vogüé, son emblématique patron de 1930 à 1972, surnommé « le Marquis rouge », et Gaston Martin, le tout aussi emblématique responsable CGT de la maison de 1922 à 1974.

De ce véritable laboratoire social sont nés l’intéressement, la retraite complémentaire ou les primes qui font aujourd’hui de la convention collective du champagne « l’une des plus sociales de France, voire d’Europe », selon Bernard Beaulieu, secrétaire général de la CGT Champagne de 1975 à 2007 et maire de Montigny, près d’Aÿ.
« Cette mémoire oubliée, c’est catastrophique ! »

Gaston Martin, en assumant après-guerre deux mandats de conseiller général d’Aÿ, fut aussi le premier communiste à entrer au conseil général de la Marne. L’effervescence syndico-révolutionnaire trouvait une traduction politique qui perdurera jusqu’à la fin des années 1980. « J’ai du mal à comprendre le rejet de cette histoire. Mais il y avait une certaine honte des vignerons de l’époque à se rappeler de cette époque de misère », observe Bernard Beaulieu. « Mon grand-père me rappelait qu’à l’époque, on échangeait un hectare de vigne contre 50 ares de terre à blé. La plupart des enfants de vignerons quittaient l’exploitation », se souvient-il. Et d’évoquer les nombreux « double actifs » qui, de la fin du XIXe jusqu’au milieu du XXe siècle, partaient travailler aux florissants ateliers ferroviaires d’Épernay faute de pouvoir vivre de leurs vignes. Ce sont eux qui, en 1911, renseignent les vignerons marnais de la provenance des jus extérieurs arrivant à Épernay !

« Les mondes de la CGT du rail et des ouvriers des maisons de champagne et celui des vignerons ont toujours été très liés. La mémoire rouge y est existante, cohérente et constructive », rappelle Aurélie Melin. « Ce passé s’estompe petit à petit », constate lui aussi, mais sans amertume, Dominique Lévêque, maire socialiste d’Aÿ depuis 1989, vainqueur à l’époque de la dernière liste communiste.

« Cette mémoire oubliée, c’est catastrophique ! On s’est embourgeoisé », s’emporte Bernard Beaulieu. En témoigne le site de l’ancienne maison Bissinger, incendiée en 1911, où s’élève de nouveau une villa du même nom qui héberge l’Institut des vins de Champagne : dédié à un œnotourisme florissant, il n’y est pas question de cette « mémoire rouge ».

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Messagepar p.lebrun » Lun Nov 23, 2020 9:49 am

La marque "Azur", oui c'est toute une époque !! Cette marque est devenue "Total".

"Total" est la fusion à la fin des années 50 de plusieurs petites marques, dont "Azur" mais aussi "Ozo". Qui s'en souvient ?

C'est comme Elf qui dans les années 60 a été créé en fusionnant plusieurs marques dont "Caltex".

Jusqu'à la fin des années 60 on n'avait que l'embarras du choix comme carburant sur le bord des routes !
Pierre

Black is black ......... !
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Messagepar philou 33 » Lun Nov 23, 2020 11:07 am

Dijon Place Darcy

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Messagepar philou 33 » Lun Nov 23, 2020 5:12 pm

Dijon : dix choses que vous ne savez pas sur les rues dijonnaises
Êtes-vous incollable sur Dijon, son histoire et ses artères ? Découvrez notre top dix des anecdotes sur les rues dijonnaises.


Dijon en 1892, selon les plans collection JC Barre. Photo Dijonavant.com



Il y a un peu plus d’un millier de voies à Dijon intra-muros. Dans le détail, il y a très exactement 859 rues, 116 impasses, 75 allées, 67 places, 56 boulevards et 46 avenues, selon le site de l’annuaire des mairies de France.

Rue D'Auxonne

C’est l'artère la plus longue de la ville. La rue, d’après les données fournies par Google Maps, mesure 2,3 km depuis la place Wilson jusqu'à la rue de Neuilly. Le quai Nicolas Rolin arrive juste derrière avec 1,3km. C’est au numéro 16 du quai qu’est né Gustave Eiffel. Il passera sa petite enfance auprès de sa grand-mère maternelle, rue Turgot.

16 rue d' Auxonne
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Rue des Godrans

Au XIVe siècle, la grande rue des Champs, aujourd’hui rue des Godrans, était très fréquentée des bourgeois. C’est là que s’établissait, en effet, “le bordel municipal”, aux tarifs plus attractifs que les bordelages privés. La patronne de l’établissement public, baptisée ironiquement “la mère abesse”, devait verser, chaque mois, un salaire à la mairie, dont le montant était décidé lors des conseils municipaux.

Place Grangier

En levant les yeux, il est possible d’apercevoir des pagodes sur le toit du bâtiment qui fait face à l’hôtel des postes, place Grangier. Ce style architectural, de type Art nouveau, est l’œuvre de Louis Perreau, qui a érigé le bâtiment fin XIXe. Ces pagodes n’ont donc aucun rapport avec un quelconque quartier asiatique historique, mais elles donnent à la place une touche espagnole en rappelant le travail de Gaudi, l’un des plus grands héritiers de l’Art nouveau. Ce bâtiment et l’hôtel des postes sont construits sur l’ancien emplacement du château de Dijon, construit par Louis XI.

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Rue Neuve-de-Suzon

Cette rue a disparu de Dijon. Elle a été renommée en rue de Soissons et fait désormais angle à la rue de la Préfecture et amène à la place de la Banque. Toutefois, il est toujours possible d’en voir l’inscription gravée dans le mur en pierre, entre les deux plaques contemporaines. Deux autres rues ont changé de nom au fil des siècles et à la demande de la population : la rue du Chemin-Noir et la rue de Nouméa.

Rue Louis-Pasteur

L’artère qui relie la rue Chabot-Charny à la place des Cordeliers fait honneur au savant français du XIXe siècle. Mais, le scientifique a une histoire particulière avec la ville. Né à Dole, il passe une partie de ses études à Besançon, avant de venir comme maître d’étude, le “pion” de l’époque, au lycée de Dijon, actuel collège Marcelle-Pardé. Il y passera son baccalauréat en mathématiques en 1842, avant de repartir à Paris. Il repassera par la cité des ducs en 1848 pour enseigner les sciences.

Le collège
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Rue de Tivoli

La longue rue qui relie la rue de la Manutention et la rue Chabot-Charny porte les derniers vestiges du castrum gallo-romain. Cet immense rempart, d’une hauteur de dix mètres et d’une largeur de quatre, délimitait les premiers fondements de la ville qui s’est construite dès le IIIe siècle. Ce castrum permettait de protéger la commune contre les invasions barbares. Un immense pan de mur est resté debout, au début de la rue. Un autre est conservé au sein du musée François-Rude. Le vestige d’une tour reste aussi, mais il est situé dans un jardin particulier du quartier Saint-Anne.

Place Émile-Zola

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Ce lieu de vie convivial et nocturne est une des plus belles places de Dijon. Avec ses terrasses ombragées et ses restaurants, rien ne laisse à penser qu’avant 1921, cette place s’appelait la place du Morimont. L’endroit accueillait l’échafaud des condamnés à mort au Moyen Âge.



À Dijon, sur les près de 1 300 noms de rues comptabilisés, seuls 43 d’entre eux sont des noms de femmes. Une des dernières plaques féminines apposées est celle de l’allée Juliette-Dubois, ancienne résistante dijonnaise. Sa famille aura soutenu son dossier auprès de la Ville durant plus de deux ans avant que la rue ne soit inaugurée dans l‘écoquartier Hyacinthe-Vincent, en juin 2012.

Rue de l’Isle

Cette rue fait référence à l’île sur laquelle était situé l’hôpital général. Peu le savent, mais l’établissement était entièrement entouré par l’Ouche, qui se séparait en deux à cet endroit, faisant de la zone un quartier insulaire. Le bras de la rivière a été fermé lors de la deuxième moitié du XXe siècle.

Comment choisit-on les noms des rues ?

Sous l’Ancien Régime, les noms de rues désignaient essentiellement des données géographiques ou de direction. Au XIXe siècle, la ville s’est agrandie, passant de 31 000 habitants en 1867 à 102 000 habitants en 1946. Les lieux-dits, qui se sont fait aspirer, ont permis des dénominations faciles : rue Champmaillot, rue des Champs-Perdrix… C’est également au XXe siècle que la mode de placer les rues sous des parrainages illustres ou des événements historiques est devenue pratique courante. Aujourd’hui, le nom d’une nouvelle rue est décidé en conseil municipal.

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